samedi 4 avril 2009

Gorée mi fa sol la si do

Nous sommes le 4 avril, c'est la fête de l'indépendance qui fut proclamée en 1960. Il y a deux ans, Abdulaye Wade, président du Sénégal, a ajouté sa touche personnelle au défilé annuel : un lion, bien vrai, bien vivant (c'est le symbole du pays).
Comme prévu, nous partons pour Gorée, ça tombe bien, nous n'avons pas envie de voir ce que maître Wade nous a préparé cette année... et la discrétion n'est pas vraiment son fort, donc mieux vaut être à bonne distance.
Sous un beau soleil et une chaleur bien agréable, nous nous rendons à l'embarcadère qui est à 10 minutes à pieds de chez moi. Après quelques minutes d'attente, départ sur ce qu'ils appellent une chaloupe pour 20 minutes de traversée... c'est plutôt une belle navette qui peut accueillir bien 200 personnes, voire plus. Nous sommes en vue de l'île qui fut le lieu d'un intense commerce d'esclaves du XVIIème au XIXéme siècle.


Débarquement. Nous nous attendions a être harcelés par des vendeurs ambulants. Le Lonely Planet et des amis nous avaient prévenus. Heureuse surprise, il n'y a pratiquement aucun comité d'accueil, ce qui nous permettra de profiter tranquillement du calme (pas de voiture à Gorée) et de la beauté de l'architecture coloniale. Nous allons visiter le musée historique qui occupe l'ancien fort d'Estrèes. Il explique notamment le commerce des esclaves qui a sévi dans la région.



Nous nous baladons dans les petites ruelles aux couleurs vives, ombragées et pleines de fleurs. Pas de vendeurs ambulants mais beaucoup de chats errants anorexiques, quelques chèvres, des palmiers et des baobabs.









Des bruits de djembés endiablés nous attirent vers une grande place ou toute la population de l'île semble s'être données rendez-vous. On y fête l'indépendance avec liesse. Les femmes en boubous multicolores dansent frénétiquement, les pas sont typiquement africains.



N'oubliez pas de cliquer sur 'play' c'est une vidéo :



Nous nous dirigeons ensuite vers la maison des esclaves, haut lieu symbolique de la traite négrière avant de monter sur les hauteurs de l'île, de se désaltérer avec un bissap et un bouye puis de rentrer.








Gorée, du lard et du cochon

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