mercredi 13 mai 2009

La pâte à douche

1) On a évoqué dernièrement les 'variolis' vietnamiens (voir article précédent), c'était oublier la pâte à douche. Pâte à douche, c'est ce qu'a entendu Thierry lorsque la doyenne vietnamienne a prononcé patate douce ==> "patate douche" ==> pâte à douche. 'Encore un fruit africain que je ne connais pas' s'est-il dit.

2) Des centrafricains portent le prénom de Fetnat. C'est ce qu'on peut lire sur certains calendriers à la date de la fête nationale (Fêt. Nat.)... No comment

3) J'ai découvert le théâtre de Dakar, une grande salle qui n'a rien à envier à nos théâtres. Nous avons assisté à 'Polymachin', une pièce comique à sketches écrite et jouée par les Cruellas : deux femmes sans retenue et sans complexe, un spectacle très coloré et très dynamique. Elles s'attaquent, sur un ton léger et comique, à un sujet relativement tabou au Sénégal : le rapport entre les sexes et la polygamie notamment.
Les deux artistes :
Ndèye Fatou, une collègue :
4) Avec le cabinet, nous avons décidé de déjeuner une fois par mois dans un resto sympa du centre ville. Ce mercredi à la Fourchette. Une nourriture agréable et bien présentée mélangeant influences françaises et sénégalaises.


5) Une video d'un joueur de Kora si vous suivez ce lien, très jolie pour les oreilles :

http://www.youtube.com/watch?v=2Jfp9XOi6vE&feature=related

6) Je suis sur la plaquette Audencia de cette année, disponible ici :

http://www.audencia.com/fileadmin/templates/v1/Grande_Ecole/plaquette/Audencia-plaquetteGE-09.pdf

7) A bientôt

dimanche 3 mai 2009

Fête du travail, un week end à Saly

Malgré l'urgence de mon rapport de stage à rédiger, je ne tiens pas à me priver de détente, surtout après cette semaine chargée.
Rendez-vous donc jeudi soir au Ganalé pour notre traditionnelle soirée karaoké. Notre bande atteint cette fois une bonne vingtaine de personnes : chanteurs chevronnés, amateurs, choeurs, tout y est... ambiance assurée.
Thierry et moi reprenons le micro pour imposer notre 'french touch' en chantant 'Le temps ne fait rien à l'affaire' de Brassens (générique du film 'le dîner de cons').
Ismael et Ousseynou chantent leur tube habituel 'My way', version anglophone de comme d'habitude.
Le soirée termine chez Donald, le vendeur de shawarmas du coin.

Je suis tiré de mon sommeil vendredi matin par le rythme endiablé des percussions sénégalaises fêtant le 1er mai. Inutile d'essayer de me rendormir, j'ai l'impression qu'ils jouent au pied de mon lit. Je passe ensuite la journée sur mon rapport de stage (j'ai presque fini !).

Le week end tant attendu arrive. Nous partons samedi midi avec Thierry, Momar et Marie pour rejoindre Ismael et Djamila à Saly. Il n'y a qu'une seule route pour sortir de Dakar, elle est presque toujours bouchée. Nous perdons 45 minutes dans les embouteillages : slalom, tûûûuut, pouet, bim (une voiture a percuté un taxi)... nous passons sans encombre.

Notons au passage le bon état de la route, qui contraste avec ce qu'on voit à dakar (beaucoup de nids de poules, et de belles bêtes)

Celui là a dû rater son bus... on l'a vu courir et s'accrocher à l'échelle
Un classique africain A Saly, nous avons louée une villa très agréable, avec piscine et à proximité de la plage pour un prix très abordable. Notons les fautes d'orthographes sur les affiches à l'entrée de la résidence.
(cliquer sur la photo pour agrandir)

Autre point remarquable, la déco ultra kitch de l'intérieur. Encore un point commun entre les sénéglais et les chinois : le goût du kitch.

La femme de ménage pique un petit roupillon en attendant que les derniers dormeurs libèrent leur chambre.


Nous passons l'après midi à lézarder sur la plage. Je me suis baigné, elle est bonne !



L'enseigne : 'Chez Babacar, le grand lutteur de Saly'


Petit apéro le soir, avant d'aller au 'soleil' un resto à touristes comme tous les restos de Saly. Malheureusement le service ne suit pas : une heure d'attente, notre commande n'est toujours pas prise ! Nous appelons le responsable 'chef de salle' qui n'a d'autre réaction que de lâcher un "on n'arrive pas à suivre, il faudra patientier". Fou ! Où est le sens commercial ? On décide alors de changer de resto. Nous tombons sur une terrasse plein air, un groupe de là-bas qui joue de la musique de chez nous, des toubabs quinquagénaires qui chauffent la piste de danse. C'est parfait pour ce soir. Après un bon repas et une démonstration de danse rock de Thierry et Marie nous partons pour le bar-boîte tendance de Saly. De nouvelles mauvaises surprises nous attendent : le type de l'accueil loin d'être aimable, un DJ qui peut changer de métier et une clientèle un peu limite (beaucoup de vieux blancs (et vieilles blanches) qui recherchent de jeunes noir(e)s). La soirée est écourtée.

Réveil matinal dimanche à 11h. Départ pour la plage, où nous louons des transats pour la journée. Il fait 41° à l'ombre. La baignade est indispensable.





Nous passons une après-midi très agréable et reposante, avec un super déjeuner (une bonne daurade grillée) avant de repartir pour Dakar en fin de journée. Afin de profiter à fond du week end, nous nous rendons directement au Hanoï, un restaurant vietnamien du centre ville.

Les patrons sont très sympa : la doyenne (82 ans, minuscule, mais avec une pêche d'enfer) nous embrasse chaleureusement et vient discuter avec nous pendant le repas. Elle nous parles de ses "variolis" et nous fait goûter des haricots vert confis.
Nous avons également une discussion sur un phénomène étrange : il arrive qu'on trouve des cafards morts chez nous. A chaque fois il sont sur le dos. Comment se retournent-t-il ? A quel moment ? Avis aux entomologues qui feront taire les digressions loufoques qui ont animé le repas

Nous sommes fin prêts pour entammer une nouvelle semaine !