mercredi 24 juin 2009

Eric en Afrique

Tout commence par un week end reposant à la plage à Dakar en prévision de la semaine suivante et la venue de mon ami international de toujours. Un super spot pour surfers !

Le week end suivant donc, après l'arrivée retardée d'Eric, nous partons pour la Somone, un petit village situé entre Dakar et Saly. C'est l'occasion de monter pour la première fois dans un '7 places' (taxi brousse), le moyen de transport le plus avantageux (vitesse, prix) pour voyager hors de Dakar. Il s'agit d'un break aménagé pour accueillir 7 personnes (vous l'aurez deviné !) en plus du chauffeur. On se la joue un peu sardines donc, mais le voyage est relativement court (2h), la circulation est bonne de bon matin.

Nous arrivons ainsi au carrefour de Nguekhorkh où nous avons le choix entre le 'collectif' ou la 'location', comprendre taxi collectif ou taxi tout court (cela dit, les voitures sont exactement les mêmes et n'ont rien de taxis), pour nous rendre 10 km plus loin à la Somone. On choisit le moyen bon marché, bien sûr, plus folklorique. Nous arrivons ainsi au Campement Bassari, la résidence où nous avons prévu de dormir (sans réservation). Surprise ! "on est fermés ce week end" nous annonce une gentille française d'une soixantaine d'année, propriétaire de la maison. Après négociations, Eric parvient à nous avoir une chambre malgré tout, l'hôtel sera pour nous tous seuls.



Nous partons dans l'après-midi pour la réserve de Bandia située à 10 km de là. Pour y aller nous utilisons un autre moyen de transport local, le 'car rapide', prononcer "carapide" : une camionnette avec pleins de sièges qui ne part qu'une fois pleine, ensuite elle laisse et prend les gens sur la route, il suffit de faire signe. La réserve en images.

Tchoukou Tchoukou, notre chauffeur

Samantha Fox le springbox
Hubert le singe vert
Un pont
La petite famille
Olaf la Girafe
Lulu la tortue

Notre guide
Robert le facochère

Euzèbe le zèbre
Eric devant le baobab qui sert de sépulture aux griots (poètes et musiciens sérères qui ne pouvaient être enterrés car ils n'avaient pas travaillé la terre)
Le toubab devant un baobabLe car rapide

Edmond le buffle (je n'ai pas trouvé de jeux de mots, avis aux comiques)
Basile, Achille et Virgile les crocodiles
Le baobab Eléphant, parce qu'il a une forme d'éléphant
Bambi et sa mèreJe ne trouve pas de jeux de mots non plus pour l'autruche

Portos le rhinocéros
Pascal l'antilope cheval (c'est son nom oui oui)
Le lendemain, nous partons pour 'acrobaobab' ! Un parcours (crée par un français) aménagé dans les arbres avec tyroliennes, ponts de singes et autres dispositifs d'altitude. Conditions de sécurités exemplaires. En images.

Dans le baobab
Eric dévale la tyrolienne de 315 mètres de long et 24 mètres de haut !
Nous déjeunons ensuite chez Jean-Marie, un sénégalais bon vivant qui passe une partie de son temps à jouer à la contrée avec ses amis toubabs. Nous dégustons un thiof grillé merveilleux.

Un autre thiof (en plus d'une espèce de poisson, le mot désigne également un beau gosse)

Retour à Dakar en 7 places en fin d'après-midi. Soirée au Sokhamon pour la fête de la musique (avec Jac et le Takeifa encore !)



dimanche 14 juin 2009

Un peu d'albinisme

Il n'y a pas vraiment de montagnes au Sénégal, c'est donc difficile d'y faire de l'albinisme.

Par contre, j'ai assisté à un concert de 'Jac et le Takeifa', un groupe sénégalais de quatre frères et une sœur, cette dernière étant... albinos ! Elle a de la chance d'être sénégalaise car il est des pays d'Afrique où les albinos sont exclus voire persécutés, souvent accusés de sorcellerie et de pratiques magiques... quand ils ne sont pas assassinés dans des buts magiques : sacrifices, trafic d'organes vendus comme porte-bonheur.

Donc une musique sénégalaise très entrainante, variée, de très bons musiciens qui ont su faire danser les gens le temps d'un petit concert en plein air.


Quelques photos en vrac :

Celle-ci n'est pas de moi, mais vraisemblablement elle a été prise en Afrique


Avec la guitare de Timshel

lundi 8 juin 2009

Mariage et Anniversaire

Au Sénégal, tous les grands évènements rassemblent beaucoup, beaucoup de monde. J'ai d'abord eu l'expérience de l'enterrement d'un proche d'une collègue il y a quelques semaines : cérémonie réservée au hommes à la mosquée (et aux musulmans), puis tout le monde est attendu à la maison du défunt afin de présenter les condoléances à la veuve. Des centaines de personnes se succèdent ainsi pendant quelques jours : famille, amis, famille éloignée, amis d'amis, collègues, collègues d'ami de famille... L'important est d'être présent afin de montrer son soutien aux personnes concernées. Une absence serait tout à fait malvenue.
Dans un registre plus joyeux, j'ai eu la chance d'être invité à un mariage ce samedi. L'invitation m'a été faite deux jours avants... Même principe : les hommes des deux familles participent à la cérémonie à la mosquée, l'union est proclamée en l'absence des mariés qui eux même ne sont pas ensemble physiquement. Ensuite, les proches de la mariée vont chez elle et ceux du marié vont chez lui afin de présenter les félicitations. En images :
Nous sommes devant le domicile de la mariée, une grande toile est tendue afin de faire de l'ombre là où les hommes sont assis, les femmes sont autour...

Olivier
Cissé
Djimbou, la mariée, remercie les convives de leur présenceDjimbou et moi, je suis passé chez le coiffeur !

Après ce bref mariage donc, nous sommes partis fêter l'anniversaire d'Alioune... 1 an ! C'est le fils du frère jumeau d'un collègue. Il est là, avec son t-shirt rayé. Même principe : la maison familiale, pleins de gens... et un bon gâteau !