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Première ballade dans le centre ville, ça fourmille partout. Administrations, banques et ambassades côtoient petites gargotes, vendeurs ambulants et mendiants. Beaucoup de gens, beaucoup trop, je me fait sans arrêt accoster et n'ose pas prendre de photo (mes collègues me confirmeront que je ne dois pas trop montrer mes signes de "richesse"). En attendant voici la vue depuis ma chambre d'hôtel.
Un jeune local m'aborde, il s'appelle Yoyo et travaille dans le "tourisme intègre" comme indiqué sur sa carte. Il me suis un peu en discutant et hop ! nous tombons sur la "boutique familiale" de vêtements et sacs africains artisanaux. Un autre type ultra chaleureux me présente l'activité (je n'ai pas les phrases exactes mais ça donne un truc du genre) : "je suis dans le management culturel et l'économie sociale afin de développer les synergies qui permettent aux enfants des rues de manger tous les jours. Nous n'acceptons pas les subventions d'État car nous sommes apolitiques et comme nous n'avons pas les moyens de faire de la pub, notre pub c'est le BAO (bouche-à-oreille)". Là il me présente une belle chemise jaune bariolée : "ce symbole représente la dualité et la couleur est celle du génie, le zikiziki, il te protègera si tu achètes cette chemise. Pour toi c'est 15000 CFA, quel est ton prix ?". Nous y sommes... Refus poli, salutations et zou, "tu ne me vexes pas mais tu vexes le génie et le génie te vexera." C'est dit. Celui là n'a pas besoin d'école de commerce.
Premiers pas à Dakar, première pensée 'mmmmh fait bon ici', deuxième pensée 'argh!!!' : à peine débarqué, je m'attendais à une nuée de moustiques, non ! Il s'agissait d'une nuée de gens papillonant partout. "Je peux porter ta valise", "tu veux un chariot", "un taxi", ou plus direct "il fait froid à paris, quelques pièces stp".Un type beaucoup plus subtil et connaissant mon nom a réussi à m'arnaquer une petite somme. Leçon numéro 1 : ne pas faire confiance à celui à qui tout pousse à faire confiance.J'ai finalement trouvé mon vrai chauffeur et après 30 min de voiture sur une voie aussi large qu'une autoroute mais avec des ralentisseurs au milieu, je suis arrivé à ma "résidence hotelière".Aléas météorologiques, il se trouve que les sénégalais"grelottent" en ce moment, aussi les ai-je surpris en demendant à changer de chambre pour cause de panne de clim. Il fait quand même 20 degrés...Sur ce, à demain !