samedi 25 avril 2009

Karaoké

Beaucoup de travail ces temps-ci, qui me prend parfois du temps les week ends... Hier à 18h, le DG viens me donner un document papier de 3 centimètres d'épaisseur : 'Maxime, peux-tu parcourir ce document, il y a deux ou trois graphiques et données chiffrées intéressantes à en tirer. Ce sera ton homework pour ce week end' ... 450 pages. Les gens travaillent souvent le week end en fait dans ma boîte, c'est culturel.
Du coup, je n'ai pas encore fait d'escapade à Saint-louis ou Zinguichor mais ça viendra !
En attendant il faudra se contenter de la vie nocturne dakaroise. C'est devenu une habitude maintenant, nous nous retrouvons tous les jeudi dans un bar karaoké. Notre petit groupe s'agrandit peu à peu (amis, collègues, amis d'amis, cousins d'amis...), nous étions une quinzaine ce jeudi. Ambiance assurée ! La gérante aurait dit 'chaque semaine nous attendons le jeudi avec impatience, vous êtes nos meilleurs clients'. Certes on doit faire la moitié du CA de la soirée, mais tout le monde apprécie notre bonne humeur.
Pour représenter la France, Thierry (à gauche) et moi même avons scandé Brassens... je ne nommerai pas la chanson en question.


En vrac :
- Les présidents en exercice des 6 pays de la CEMAC (Cameroun, République Centrafricaine, Tchad, Gabon, Guinée Equatoriale, Congo) totalisent 140 ans de pouvoir à la tête de leurs pays.
- En afrique, il arrive qu'on fasse fonctionner des centrales à gaz ou à fioul avec du... jet A1, qu'on appelle plus communément kérosène, le carburant utilisé dans l'aviation civile (quand il ne reste plus rien dans les caisses de l'Etat pour acheter des produits pétroliers, on utilise ce qu'il reste) C'est arrivé au Sénégal il a peu de temps. Inutile de préciser l'effet sur le prix du kW.h.

dimanche 12 avril 2009

Comput


Au Sénégal les chrétiens représentent moins de 10% de la population, ils sont très pratiquants. Mes collègues chrétiens, par exemple, vont tous les vendredi au 'chemin de croix' et prient chaque jour avant leur repas.
Je profite donc de ce dimanche de Pâques pour faire un petit rappel culturel. Nous fêtons la résurrection de Jésus Christ qui eût lieu trois jours après sa passion. Le dimanche de Pâques marque la fin du Carême.
La date de Pâques n'est pas fixe, son calcul assez complexe est appelé 'comput'. La règle de calcul a été arrêtée par le Concile de Nicée en 325 : il s'agit du premier dimanche après la première pleine lune de printemps. La date pouvant varier selon la longitude, les catholiques choisissent Rome.
La tradition des œufs remonterait au IVème siècle : les poules continuaient à pondre pendant le Carême mais l'église avait instauré l'interdiction de manger des œufs à ce moment-là. Les oeufs en surplus étaient décorés, offerts et mangés après le Carême.

Joyeuses Pâques

Merci pour vos commentaires, ça me fait très plaisir !

Samedi plage

Le week end de Pâques devait être un long week end : fin du boulot vendredi à 13h30 et reprise mardi matin... Résultat : fin du boulot à 20h30, reprise mardi mais des documents à envoyer au big boss pendant le week end.
Au final je me repose samedi. Réveil à l'aube à 11h30 et départ pour la plage l'après-midi. Ismaël m'amène 'au virage', une petite plage de Dakar peuplée par deux ethnies : les surfers courageux et les glandeurs frileux. Les premiers tentent de dompter les vagues dans une eau bien trop fraîche pour un marseillais ; les autres s'allongent sur un transat pour se dorer au soleil en grignotant quelques pastels. J'essaierai le surf la prochaine fois.


Les pastels
Les surfers (au loin)
Le soir nous allons au cinéma en plein air à l'institut français à deux pas de chez moi. On y diffuse un film tous les samedis. Ce soir c'était Largo Winch, que je recommande chaudement : un bon film d'action français et une bonne adaptation de BD... Profitons-en, c'est rare.
Ensuite direction l'OBV, mon premier maquis. Le maquis est un concept de restaurant d'origine ivoirienne : "lieux de rencontre, d'échange et de défoulement". Un petit resto avec tables et chaises en plastique où nous avons dégusté un poulet attiéké avec une gazelle (pour ceux qui ont l'esprit mal placé, quand je dis une gazelle, je parle de la bière locale).
Je croise les doigts pour avoir de l'eau demain. Des travaux sont en cours au niveau des équipements d'approvisionnement en eau pour la ville et des coupures sont prévues tout le week end avec un "retour à la normale lundi". Pour l'instant RAS, on espère que ce sera pareil pour le reste du week end.

mercredi 8 avril 2009

Le Cozy

Le Cozy est un bar restaurant lounge comme on peut en trouver à Dakar. Le dîner du 3 avril m'a fortement rappelé un sketch du dernier spectacle de Gad Elmaleh :
D'abord, le serveur qui nous amène à la table tire ma chaise et au moment où je m'assois, il la rapproche, pour faire coïncider exactement le moment où je fléchis avec l'atterrissage de la chaise. Joli.
Viennent ensuite les menus... Sur celui de Monsieur il y a les prix. Celui de Madame est dépourvu de prix... pour ne pas l'effrayer. "T'es en suspens, tu sais pas où ça va tomber... Et là tu peux être le plus grand gentleman de la terre, dès qu'elle te dit le nom d'un plat tu tapes un petit droite gauche sur la carte."
Les plats étaient très bons mêmes s'ils étaient plus ordinaires que le fameux "triple salto arrière de pamplemousse sur son coulis de fruits rouges en sac de couchage, sur boulette et arbalette en ananas et catamaran de coing en confit de figue, installé délicatement sur sa fine pâte mi cuite mi pute mi soumise."

Gentleman

samedi 4 avril 2009

Gorée mi fa sol la si do

Nous sommes le 4 avril, c'est la fête de l'indépendance qui fut proclamée en 1960. Il y a deux ans, Abdulaye Wade, président du Sénégal, a ajouté sa touche personnelle au défilé annuel : un lion, bien vrai, bien vivant (c'est le symbole du pays).
Comme prévu, nous partons pour Gorée, ça tombe bien, nous n'avons pas envie de voir ce que maître Wade nous a préparé cette année... et la discrétion n'est pas vraiment son fort, donc mieux vaut être à bonne distance.
Sous un beau soleil et une chaleur bien agréable, nous nous rendons à l'embarcadère qui est à 10 minutes à pieds de chez moi. Après quelques minutes d'attente, départ sur ce qu'ils appellent une chaloupe pour 20 minutes de traversée... c'est plutôt une belle navette qui peut accueillir bien 200 personnes, voire plus. Nous sommes en vue de l'île qui fut le lieu d'un intense commerce d'esclaves du XVIIème au XIXéme siècle.


Débarquement. Nous nous attendions a être harcelés par des vendeurs ambulants. Le Lonely Planet et des amis nous avaient prévenus. Heureuse surprise, il n'y a pratiquement aucun comité d'accueil, ce qui nous permettra de profiter tranquillement du calme (pas de voiture à Gorée) et de la beauté de l'architecture coloniale. Nous allons visiter le musée historique qui occupe l'ancien fort d'Estrèes. Il explique notamment le commerce des esclaves qui a sévi dans la région.



Nous nous baladons dans les petites ruelles aux couleurs vives, ombragées et pleines de fleurs. Pas de vendeurs ambulants mais beaucoup de chats errants anorexiques, quelques chèvres, des palmiers et des baobabs.









Des bruits de djembés endiablés nous attirent vers une grande place ou toute la population de l'île semble s'être données rendez-vous. On y fête l'indépendance avec liesse. Les femmes en boubous multicolores dansent frénétiquement, les pas sont typiquement africains.



N'oubliez pas de cliquer sur 'play' c'est une vidéo :



Nous nous dirigeons ensuite vers la maison des esclaves, haut lieu symbolique de la traite négrière avant de monter sur les hauteurs de l'île, de se désaltérer avec un bissap et un bouye puis de rentrer.








Gorée, du lard et du cochon

vendredi 3 avril 2009

Musée de l'IFAN et bouffe






















Rien de tel que de la cuisine bien consistante pour se remettre! Thiébou chose, Thiébou machin, Yassa poulet et surtout les jus !!!! Bissap, à la fleur d'hibiscus avec une pointe de menthe, ou Bouye, jus des pains de sucre, qui a des vertus...antibiotiques ! :) parfait !

Visite du musée de l'Ifan, de l'art et de la culture africaine! Un peu...miteux, mais de belles pièces

mercredi 1 avril 2009

Fidèle gastro

Oui il fallait bien que ça arrive. D'ailleurs le doc était surpris que ça vienne si tard, "ah oui ça fait déjà un mois que vous êtes là et c'est la première fois ? Vous avez de la chance!" De la chance, tu parles !

Donc voilà, après avoir touché Laura (et autres pengyous) en Chine, puis moi au Japon, elle est enfin de retour au Sénégal. Je passe les détails sur la nuit horrible passée et la venue providentielle d'Aimée Dovonou, docteur à SOS Médecins Sénégal. Résultat, quelques antibio et trois jours d'arrêt de travail. Heureusement, j'avais le soutien de Laura qui a presque réussi à passer à travers les mailles du filet ; ainsi que de N'Isgom et Issa, gardiens de l'immeuble qui se préoccupent bien de ma santé "inch allah, tu vas vite récupérer."
Le fameux plateau de coques dont Laura parle élogieusement dans l'article précédent aura eu raison de moi. Riz, banane, coca seront de rigueur les jours qui viennent.