dimanche 1 mars 2009

La Route de la Corniche

Il faut bien prendre un peu le soleil tous les jours (le soleil apporte de la vitamine D synthétisée dans l'organisme humain à partir d'un dérivé du cholestérol sous l'action des rayonnements UV de la lumière), j'ai donc fait un petit tour sur la Corniche, route de quelques kilomètres qui longe la côte dakaroise. Sur la carte qui montre juste un petit bout de Dakar (centre ville) vous pouvez voir ma ballade (600 mètres environ), mon hôtel et mon lieu de travail. Et voici quelques photos : l'île de Madeleine au fond, île vierge qui serait la résidence des génies protecteurs de Dakar (le zikiziki aussi ?) Au fond, les 4 tours de la mosquée Seydou Nourou Tall Une leçon de vélo (il y avait aussi des leçons de scooters, mobilettes et autres deux-roues plus ou moins en forme) La porte du millénaire

Conçue par l'architecte sénégalais Pierre Goudiaby Atepa, la structure comporte trois portes de taille croissante :
La plus petite est toute droite et incarne le premier millénaire, soit une acquisition des connaissances bénéficiant de moyens limités : on entre en quelque sorte dans l'aventure humaine par la petite porte.
La seconde, de conception plus élaborée, présente des courbes évoquant l'évolution de la pensée et de la culture. C'est aussi l'entrée dans l'industrialisation. La statue juchée sur cette porte représente la femme à la flûte, surnommée "Yaye Boye", c'est-à-dire "Maman Chérie" en wolof. Le cor suggère l'appel traditionnel au rassemblement, à l'union. C'est aussi une invitation au courage et au changement.
La troisième porte est la plus grande. Ses bords évasés encadrent la femme à la flûte. Cette grande arche symbolise l'ère de la communication, le village planétaire. Tournée vers le monde, elle se veut aussi message d'espoir pour l'Afrique.

Une partie de foot, le sport national avec la lutte sénégalaise
Les taxis sont tous jaunes et noirs
Un arbre au tronc épineux dont je n'ai pas trouvé le nom (avis aux experts en botanique)

Chocolion

Première sortie dakaroise, au milieu d'une petite rue ordinaire du centre ville (des nids de poules, mais de belles bêtes, des maisons ayant grand besoin d'être rénovées, un chantier et des échafaudages, un mendiant...) une petite pancarte à néon "OZIO".
On entre et surprise ! on a l'impression d'entrer dans un bar parisien : un videur (noir évidemment), des clients majoritairement blancs, un ambiance lounge, lumière mauve tamisée et la voix de Sting en bande son "Rooooooooxaane". Plus parisiens que jamais, le prix des concommation 5000 F CFA pour un cocktail (environ 7,5 €).

Départ pour le "Duplex", une boîte près de la plage, même topo sauf que la clientèle est presque exculsiement noire. J'imaginais bien le videur à l'entrée me dire "t'es blanc, tu rentres pas". Mais pas de souci, les gens sont très sympa et ouverts et... très fêtards.

Le lendemain, petite ballade dans la rue. Après m'être débarrassé (ou pas) des inévitables mendiants, arnaqueurs et autres escrocs, j'arrive au supermarché Casino où j'achète du Chocolion, le "Mutella" sénégalais. Pas mauvais.

Programme des jours à venir : recherche d'appartement qui s'annonce pas évidente. Certains loyers sont aussi dignes des prix français. Dualité surprenante (le zikiziki ?) étant donné qu'une des premières impressions que j'ai eues en arrivant est bien celle de pauvreté.

vendredi 27 février 2009

Premiers pas à PMC

Ma boîte s'appelle Performances Management Consulting, PMC pour les initiés. Invité pour le déjeuner, j'arrive vers 13h. Accueil chaleureux et présentation de tout le monde, quand je dis tout le monde c'est vraiment tout le monde : du PDG au responsable de l'entretien. Deux règles à PMC : on se tutoie et on s'appelle par nos prénoms. Facile à dire, allez retenir en quelques minutes une trentaine de prénoms peu communs en Europe (Aminata, Fatou et Youssouf sont parmi les plus simples).
Ici tout le monde déjeune ensemble sur un balcon dehors. Les bureaux sont en open space répartis sur deux étages. 11 pays sont représentés dont une majorité d'africains. Ambiance chaleureuse surtout aujourd'hui car on fête les anniversaire du mois. Le gâteau :
La vue :

Yoyo et le B.A.O.

Première ballade dans le centre ville, ça fourmille partout. Administrations, banques et ambassades côtoient petites gargotes, vendeurs ambulants et mendiants. Beaucoup de gens, beaucoup trop, je me fait sans arrêt accoster et n'ose pas prendre de photo (mes collègues me confirmeront que je ne dois pas trop montrer mes signes de "richesse"). En attendant voici la vue depuis ma chambre d'hôtel.

Un jeune local m'aborde, il s'appelle Yoyo et travaille dans le "tourisme intègre" comme indiqué sur sa carte. Il me suis un peu en discutant et hop ! nous tombons sur la "boutique familiale" de vêtements et sacs africains artisanaux. Un autre type ultra chaleureux me présente l'activité (je n'ai pas les phrases exactes mais ça donne un truc du genre) : "je suis dans le management culturel et l'économie sociale afin de développer les synergies qui permettent aux enfants des rues de manger tous les jours. Nous n'acceptons pas les subventions d'État car nous sommes apolitiques et comme nous n'avons pas les moyens de faire de la pub, notre pub c'est le BAO (bouche-à-oreille)". Là il me présente une belle chemise jaune bariolée : "ce symbole représente la dualité et la couleur est celle du génie, le zikiziki, il te protègera si tu achètes cette chemise. Pour toi c'est 15000 CFA, quel est ton prix ?". Nous y sommes... Refus poli, salutations et zou, "tu ne me vexes pas mais tu vexes le génie et le génie te vexera." C'est dit. Celui là n'a pas besoin d'école de commerce.

Bien arrivé !

Premiers pas à Dakar, première pensée 'mmmmh fait bon ici', deuxième pensée 'argh!!!' : à peine débarqué, je m'attendais à une nuée de moustiques, non ! Il s'agissait d'une nuée de gens papillonant partout. "Je peux porter ta valise", "tu veux un chariot", "un taxi", ou plus direct "il fait froid à paris, quelques pièces stp".
Un type beaucoup plus subtil et connaissant mon nom a réussi à m'arnaquer une petite somme. Leçon numéro 1 : ne pas faire confiance à celui à qui tout pousse à faire confiance.

J'ai finalement trouvé mon vrai chauffeur et après 30 min de voiture sur une voie aussi large qu'une autoroute mais avec des ralentisseurs au milieu, je suis arrivé à ma "résidence hotelière".
Aléas météorologiques, il se trouve que les sénégalais"grelottent" en ce moment, aussi les ai-je surpris en demendant à changer de chambre pour cause de panne de clim. Il fait quand même 20 degrés...

Sur ce, à demain !